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Père
Roger PESTRE †, ancien curé de
St Paul Les Olives (Bouches-du-Rhône), 6 septembre
2004
Richard
CHARTIER, Ordre des Franciscains Séculiers
(ofs), Ville de Laval (Québec), 11 octobre
2004
Jean-Pierre
GARRIGUES, Président du Comité
Radicalement Anti Corrida (CRAC), 30 octobre 2004
Pr
Albert JACQUARD, 25 novembre 2004
Mgr Charles-Amarin BRAND,
Archevêque Emérite de Strasbourg, 1er
février 2005
Abbé Jean MARTIN, Mont-sur-Marchienne, Belgique, 15 février 2005.
Mgr Jacques GAILLOT, Evêque de Partenia, 16 septembre 2005
Jean BASTAIRE, Ecrivain, 10 février 2006
Jean Marc GOVERNATORI, Président de la France en action, 13 février 2007
Mgr Marc Stenger, Evêque de Troyes, 11 mai 2007
Mgr André-Mutien Léonard, Evêque de Namur, 07 février 2008
Thierry Poncelet, Artiste peintre, 20 octobre 2008
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Père
Roger PESTRE †
Ancien curé de St Paul Les Olives (décédé le 25/08/07)
F-13013 Marseille
lors de l’inauguration du Refuge Saint Roch,
le 5 septembre 2004
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MONTAIGNE
disait : « Plus je connais les hommes, mieux
j’aime mon chien . » J’ajoute
: Celui qui n’aime pas les animaux, n’aime
pas non plus les hommes.
C’est
là le fruit de ma découverte et de
mon expérience de 20 années de vie
consacrée aux animaux de compagnie, ceci
en plus de mon ministère pastoral.
Je
souhaite de tout mon cœur que la Fraternité
Sacerdotale Internationale pour le Respect de l’Animal,
qui est en train de naître en Suisse, grâce
à l’initiative du Père Olivier
Jelen et de ses collaborateurs, étende, une
fois bien établie, avec le temps, son influence
et son efficacité sur tous les hommes de
bonne volonté. Son idéal sera alors
atteint. Tous mes vœux vous accompagnent.
Père
Roger PESTRE – 6 septembre 2004 |
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| J'ai
appris avec enthousiasme et bonheur l'existence
de la Fraternité Sacerdotale Internationale
pour le Respect de l'Animal. Je suis franciscain
séculier et depuis mon enfance ma passion
pour la défense et la protection des animaux
ne se tarit jamais. Je suis convaincu que bâtir
un monde meilleur ne pourra pas se faire sans
le respect total des animaux et toute Créature.
Ma découverte de François d'Assise
et de ses valeurs m'a amené à suivre
ses pas et à m'engager dans l'Ordre des
franciscains séculiers.
|
Richard
CHARTIER, OFS |
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En
effet, François d'Assise avait un profond
respect pour toutes les créatures de Dieu.
Il aimait beaucoup les animaux, signes de la présence
du Créateur sur la Terre. Par exemple,
l'hiver, il portait du miel et du vin chaud aux
abeilles pour les aider à passer les mois
difficiles, il construisait des nids pour les
tourterelles, il alla même jusqu'à
donner son manteau neuf pour racheter deux jeunes
agneaux qu'on menait à la boucherie!
Il
réconcilia les habitants de Gubbio (une
ville d'Italie) avec un loup féroce qui
dévorait humains et animaux. Il a rencontré
le loup malgré les avertissements des villageois
et finit par l'amadouer. Le loup accepta de ne
plus s'attaquer à personne et en retour
les gens de Gubbio le nourriraient. Ainsi, jusqu'à
sa mort, le loup allait et venait dans le village
sans problème !
Il
appela toujours les animaux "frère"
ou "sœur". Pour lui, toute la Création
méritait respect et honneur. Il rédigea
une superbe prière à ce sujet :
"Le Cantique de Frère Soleil".
François
d'Assise fut proclamé "patron des
écologistes" en 1979 par le Pape Jean-Paul
II.
Présentement,
notre mère la Terre souffre d'innombrables
blessures. Comme François d'Assise, devenons
nous aussi les frères et les sœurs
de toutes les créatures en les aimant et
les respectant.
Que
la Fraternité Sacerdotale Internationale
pour le Respect de l'Animal soit le signe d'un
éveil essentiel dans l'Église catholique
en faveur de nos frères les animaux.
Richard
CHARTIER, 11/10/2004
Ordre des Franciscains Séculiers (ofs)
Ville de Laval – Québec
www.franciscain.org
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Jean-Pierre
GARRIGUES et ses chiennes Perle et Câline
|
La
religion catholique, ou plutôt la façon
dont elle est présentée depuis des
siècles, a largement contribué à
pervertir la relation entre l'homme et l'animal.
Cette vision spéciste considère
l'animal humain comme supérieur, et toutes
les autres espèces peuvent donc être
exploitées, maltraitées, torturées
et consommées en toute bonne conscience...
La
vision de l'actuel pape quant à la relation
homme / animal ne contribue certainement pas à
faire évoluer les consciences d'une humanité
qui dans sa grande majorité ne souhaite
pas entendre les hurlements d'effroi et de douleur
des animaux qu'on torture pour la fourrure, pour
tester les lessives ou les cosmétiques,
|
au
nom de la "science" ou tout simplement
juste pour le plaisir dans le cas de la corrida.
Jean-Paul II a manifestement oublié la
bulle de Pie V "De Salute Gregi Dominici"
qui condamna la barbarie des arènes sans
aucune ambiguïté, et pour l'éternité
en 1567.
La fraternité sacerdotale internationale
pour le respect de l'animal apparaît comme
une petite flamme d'humanité au sein de
cette église dont le silence coupable face
à la torture tauromachique est indigne.
Sans parler des prêtres qui bénissent
les tortionnaires en dentelle juste avant les
corridas...
Nous soutenons sans réserve cette initiative
extraordinaire du père Olivier Jelen qui,
nous l'espérons, pourra contribuer à
faire évoluer de l'intérieur une
église qui en a fort besoin!
Dans toute lutte, il y a des pionniers, et c'est
bien le cas du père Jelen qui a toute notre
amitié et notre sympathie.
Jean-Pierre
GARRIGUES, 30/10/2004
Président du Comité Radicalement
Anti Corrida (CRAC)
Professeur d'économie
Docteur en Ecologie
www.anticorrida.com
|
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"J'apporte
mon soutien sans réserve à cette
initiative"
Pr
Albert JACQUARD. Paris,
le 25 novembre 2004
|

Pr. Albert Jacquard
|
Albert
Jacquard est un conférencier
recherché pour son discours humaniste.
Face à la gravité des problèmes
que rencontre aujourd’hui l’humanité
entière, Albert Jacquard consacre l’essentiel
de ses activités à la diffusion
des savoirs qui favorisent l’évolution
de la conscience collective. Combattant
les préjugés, il tente de communiquer
l’urgente nécessité
de modifier nos valeurs et nos comportements
par rapport à la
vie sur Terre. (repris de
la Biographie d’Albert Jacquard sur le
site de la Librairie Comme un Roman –
Paris)
“Quatorze milliards d’années
plus tôt, une goutte d'eau est ma soeur”
(Entretien avec Albert Jacquard,
propos recueillis par Jean-Pierre Moreau)
Beaucoup
de scientifiques sont de grands idéalistes,
qui se distinguent des doux rêveurs par
l’intransigeance de la méthode
à laquelle ils ont été
formés. Quand,
parlant de François d’Assise, Albert
Jacquard dit qu’il est essentiel de savoir
aller « au bout de ses idées »,
il ne s’agit pas de fanatisme mais du
désir d’habiter pleinement cette
mystérieuse condition d’homme,
dont aucune science ne peut donner la clé.
Généticien
contestataire qui interpelle ses confrères
sur l’irresponsabilité qu’il
y a à manipuler génétiquement
une vie que l’on est encore loin d’avoir
comprise, pourfendeur des injustices de la société
libérale aux côtés de l’abbé
Pierre en tant que président de Droit
au logement, grande gueule systématique,
mais au regard si doux qu’on l’écoute,
Albert Jacquard,
auteur de nombreux ouvrages scientifiques, a
aussi écrit un livre sur saint François
d’Assise intitulé Le Souci
des pauvres (chez Calmann-Lévy).
Nouvelles Clés : Pourquoi
François d’Assise ?
Albert
Jacquard : Un jour, l’éditeur
François Lévy m’a demandé
quelle était la personnalité qui
avait le plus compté dans ma vie et sur
laquelle j’aimerais écrire un livre.
Sans réfléchir une seconde, j’ai
répondu, quasiment au hasard : «
François d’Assise. » Lévy
m’a immédiatement envoyé
un contrat, que j’ai signé. Ensuite,
il a fallu que j’écrive le bouquin
! Bien sûr, ce n’était pas
tout à fait un hasard : j’avais
été à Assise quand j’étais
jeune, j’avais lu
Le Cantique des créatures
et j’avais toujours trouvé extraordinaire
cet homme si différent de tout le monde.
Mais quand je me suis mis à étudier
sa vie d’un peu plus près, je me
suis aperçu que c’était
encore plus beau que ce que j’imaginais.
On a écrit sur lui des livres merveilleux,
celui de Christian Bobin, celui de Julien Green,
celui de Joseph Delteil... Moi, j’ai eu
envie de décrire François d’Assise
à l’aune du siècle à
venir, et je me suis aperçu que cela
marchait : cet homme correspond vraiment à
un besoin actuel.
N.C.
: Lequel ?
A.J.
: D’abord, il y a sa capacité
à dire non aux idées reçues
et aux comportements « naturels »
qu’il n’admet pas. Non à
l’argent, par exemple. Cela, il l’a
vraiment fait, puisqu’il a rendu à
son père même ses vêtements
et qu’il s’est mis tout nu sur la
grand-place, pour montrer que, quand on a une
idée, il faut aller jusqu’au bout.
Et puis, peu à peu, son refus s’est
étendu au pouvoir. En fait, il a exercé
un certain pouvoir, mais purement abstrait :
le pouvoir de parler, celui d’être
écouté... C’est un pouvoir
important, certes, mais qu’il a assumé
sans la moindre violence.
Ce
refus du conformisme, je l’ai retrouvé
dans ses aventures en Orient, pendant la cinquième
croisade. Un épisode incroyable. On aurait
pu condamner François d’Assise
pour haute trahison ! Imaginez que ce nouveau
responsable chrétien s’en va, en
pleine croisade, faire ami-ami avec le chef
des infidèles d’en face ! Un sultan
hautement éclairé, avec qui le
fondateur de l’ordre franciscain s’est
longuement entretenu et qui, du coup, lui a
accordé le droit de se rendre à
Jérusalem, si bien qu’il a été
le seul chrétien à aller à
Jérusalem cette année-là
! Ce qui nous montre bien que la violence ne
vaut rien, comparée au pouvoir de l’amour
!
N.C.
: Sur le dos de votre livre, on dit que vous
êtes athée...
A.J.
: C’est une erreur que je vais faire
corriger. Je ne suis pas
athée, mais agnostique. Athée,
cela veut dire : je sais que Dieu n’existe
pas. Moi, je n’en sais strictement rien.
Gnose signifie parler. Être agnostique,
cela veut dire : si Dieu existe, je suis incapable
de le dire, donc je n’en parle pas. Mais
je peux évoquer l’idée que
d’autres se font de Dieu. C’est
ce que je fais dans mon dernier chapitre, où
je me montre un peu iconoclaste - mais
j’ai la caution d’un dominicain,
le père Jean Cardonnel.
Le fond de ma réflexion : être
un homme, c’est surtout appartenir à
une communauté qui nous rend capable
de dire « je ». On peut résumer
cela en disant : si je dis « je »,
c’est qu’on m’a dit «
tu ». Cela débouche sur un véritable
projet politique, d’une société
qui dit « tu » à tout le
monde ! C’est exactement ce qu’a
fait François d’Assise : il est
allé dire « tu » au grand
chef des gens d’en face. Il
savait dire « tu » à tout
le monde, même aux oiseaux. À l’époque,
c’était scandaleux, un blasphème.
Il disait que nous étions cousins. Il
le disait même de l’eau, qu’il
appelait « ma sœur l’eau ».
Effectivement,
si je remonte en direction du big-bang, la goutte
d’eau est ma frangine. Nous vivons désormais
dans un univers qui a une histoire. C’est
tout nouveau. L’univers n’est pas
statique, il bouge, les galaxies s’éloignent
les unes des autres... et chacun peut dire :
«Je suis un morceau
de l’univers». En remontant
à quelques générations,
j’aurai des ancêtres communs avec
toi. Si je remonte à cinq cent millions
d’années, j’aurai des ancêtres
communs avec une carpe et à quatorze
milliards d’années une goutte d’eau
est ma sœur. Cette insertion dans l’univers
me semble très belle : je
suis un morceau de l’univers, mais pas
n’importe lequel. Et François d’Assise
a eu cette intuition poétique étonnante.
N.C.
: Cet homme du refus et de l’intuition
poétique, que nous suggère-t-il
aujourd’hui ?
A.J. : Ce qui est nécessaire,
c’est la rupture : rupture avec la loi
du plus fort, avec la compétition, avec
la loi des marchés... Nous les riches,
nous serons de plus en plus riches, et les pauvres
seront de plus en plus pauvres, et ce sera un
monde insupportable qui ne tiendra pas longtemps.
L’autre jour, j’étais reçu
avec l’abbé Pierre et le Haut Comité
pour le logement par Jacques Chirac. Naturellement,
dans son petit discours, le président
nous a parlé de la fracture sociale.
Cela m’a un peu énervé et
je lui ai dit : « Monsieur le Président,
votre métaphore n’est pas bonne.
Certes, notre société est dramatiquement
morcelée, mais en parlant de fracture,
vous faites croire que ça pourrait se
réparer facilement, comme on répare
un os. Mais ce que nous vivons n’est pas
une fracture : c’est un accouchement.
La société d’aujourd’hui
accouche de la société de demain.
Que vous le vouliez ou non, il se produit des
mutations, plus nombreuses que jamais, provoquées
par la science, par la technique, par mille
facteurs, et qui font que la fille ne ressemblera
pas à la mère. » Il m’a
répondu : «Alors il faut prévoir
un accouchement sans douleur.»
Je crois qu’il se fait des illusions.
Nous vivons une période de révolutions
profondes. On ne peut plus raisonner comme avant.
Il faut tout repenser. La pensée néolibérale
- on va se battre, le plus fort des deux emportera
le marché - est de plus en plus absurde.
Il nous faut une pensée qui dépasse
les échéances électorales,
qui gère l’avenir, une pensée
qui sache se projeter au moins en l’an
2025 ou 2030. C’est un minimum. Se projeter
en 2030, c’est penser, par exemple, à
la communauté méditerranéenne
- que préfiguraient déjà
les rencontres de François d’Assise
en Égypte et en Palestine. Robert Schuman,
Konrad Adenauer ont bien su lancer l’Europe,
maintenant il faut lancer la communauté
méditerranéenne ! Et il faut que
la France en fasse partie. C’est la seule
façon de résoudre le problème
algérien.
Je
parle devant beaucoup de jeunes. Ils me disent
: «Il n’y a personne qui nous dise
tout ça». On apprend des tas de
choses, mais personne ne nous parle d’une
autre organisation de la planète. Elle
est pourtant nécessaire. Dans la nouvelle
vision, le monde n’est plus stable, n’est
plus éternel, il a une histoire passée
et un avenir, et moi qui le sais, j’en
deviens responsable. Les concepts d’imprévisibilité
ou de chaos font comprendre que la liberté
d’être existe. Avec le déterminisme
rigoureux, il n’y avait pas de liberté
; avec le chaos, l’avenir n’est
pas compté dans le présent ; et
comme je le sais, je peux intervenir. On peut
donc fonder le concept de liberté sur
l’imprévisibilité des phénomènes
de l’univers. Nous avons la chance inouïe
de vivre à un moment où tout est
à refaire, un moment de bifurcation.
Mais cela peut aussi très mal tourner.
L’espèce peut disparaître.
Et ça dépend de moi. C’est
ça, la grande leçon.
N.C.
: Et quand nous mourrons ?
A.J.
: Je m’en tire par une boutade : je
te parie cinq cents francs que je suis éternel
; le jour où tu viendras chercher ton
argent, je ne pourrai pas te le donner ; c’est
donc un pari que je ne perdrai pas. Je ne serai
jamais mort, puisque le verbe « être
» ne colle pas avec l’adjectif «
mort » !
N.C.
: L’idée d’âme pourrait
ne pas déplaire à un agnostique
?
A.J.
: Mais j’espère
bien que le bon Dieu ne va pas me faire le sale
tour de ne pas exister ! Il me décevrait
beaucoup. Enfin, puisqu’«
il » est indicible, j’aime mieux
ne pas en parler. Quant à la présence
inéluctable de la mort au bout de l’aventure,
elle me fait surtout penser que je n’ai
pas de temps à perdre. C’est ce
que je dis aux enfants : «Ne travaillez
pas pour être plus fort que le copain,
travaillez pour vous construire une intelligence».
Parce que c’est court, quatre-vingts ans
! •
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| Monsieur
l’abbé, Votre
lettre du 22.01.05 m’a rejoint à
T……. où je passe une partie
de l’hiver.
Je
me réjouis de vous voir prendre à
cœur le respect du monde animal avec les
membres de la Fraternité.
Veuillez
trouver ci-joint un modeste livre de souvenirs
qui aux pages 177 – 180 évoque certaines
de mes actions en faveur de la « création
totale », en se référant d’ailleurs
à un chapitre de moi dans un ouvrage collectif
d’évêques , qui touche à
divers sujets.
Actuellement,
et déjà du fait de mon âge
(85 ans), je ne saurais faire ou entreprendre
davantage. Mais je vous encourage dans votre entreprise.
Veillez toutefois à rester réaliste
et crédible.
Croyez,
je vous prie, en l’assurance de mon religieux
dévouement.
1er
février 2005
Charles-Amarin BRAND
Archevêque Emérite de Strasbourg
|
 |
ENTRETIENS
AVEC PAUL WINNIGER
Mgr
Charles-Amarin BRAND
La
paix du soir
EDITIONS
C O P R U R |
|
Je
me suis particulièrement réjoui
des journées consacrées aux thèmes
du respect de l’environnement et du monde
animal.
Beaucoup
en Alsace, ne savent pas que vous vous êtes
investi, même au niveau de la Conférence
épicospale Française et au Conseil
de l’Europe, pour la défense du monde
animal. Pouvez-vous nous en dire quelque chose
?
Lorsque
l’ouvrage collectif de plusieurs évêques
L’Eglise et les Français (Robert
Laffont, 1997) a paru, plusieurs ont été
étonnés d’y trouver un chapitre
de moi, intitulé « Eglise,
Création et Monde Animal ».
En fait, mon action en faveur du monde animal
venait de ma conviction
ancienne de l’unité
de l’organisation biologique, toujours
davantage confirmée par les sciences,
entre l’humain, l’animal et le végétal.
La Bible témoigne d’une solidarité
originelle entre toutes les créatures.
depuis des années, mais plus fortement
depuis le rassemblement œcuménique
de Bâle (15-21 mai 1989), je plaide pour
le respect de la création totale.
Dans
la perspective chrétienne, la création
n’est pas un acte ponctuel, mais une
relation vivante et dynamique entre le Créateur
et l’univers. L’Homme
y joue un rôle éminent. par son aptitude
à la science, à la technique et
à l’activité artistique, il
devient collaborateur
du Créateur pour conduire
la création vers
plus d’harmonie, de justice et de beauté.
Voilà ce que j’appelle la «
gérance » de la création,
terme préférable à celui,
plus statique, de sauvegarde. L’Homme garde
sa condition de créature, mais dans la
création totale sa dignité et sa
fonction sont uniques. Il n’est pas
le maître de la création,
mais seulement l’intendant
qui a des comptes à rendre.
Associé à Dieu par don gratuit de
Celui-ci, l’homme a pour mission de gérer
la création par la mise en œuvre de
son intelligence
et de sa sensibilité.
Dans
ma lettre du 28 décembre 1993 à
tous les évêques de France, j’écrivais
: « Qu’on ne se laisse pas égarer
par des argumentations
de mauvaise foi. Ce qui est avant
tout en cause, ce sont d’innombrables
souffrances infligées sans
vraie nécessité , souvent pour la
distraction, la ‘mondanité’
, le plaisir, le luxe, à
des animaux de divers espèces.
N’y a-t-il pas assez de mal et de souffrance
dans le monde pour qu’il faille encore en
rajouter ? La banalisation
de la vue du sang, l’insensibilisation au
spectacle de la douleur, systématiquement
provoquées chez des jeunes ‘en formation’
en vue de certains ‘jeux’, insensibilisent
aussi à la douleur des hommes… »
Le
secrétariat de la conférence
épiscopale d’Allemagne
a publié en date du 4 octobre 1993 un très
complet et très utile document de travail,
en 115 pages, sous le titre :
La responsabilité de l’homme vis-à-vis
de l’animal. Positions-Réflexions-Suggestions.
Au
nom de la gérance confiée à
l’homme, il appartient
au croyant de s’engager pour une défense
active de la création totale
de s’engager pour une défense active
de la création totale, c’est-à-dire
non seulement de l’environnement terre-air-mer,
mais aussi du monde
animal. L’engagement des
croyants s’impose , au-delà
de ce que les Eglises ont fait dans le passé,
parce que le Créateur
inclut les animaux dans
la totalité de son dessein.
Le 17 mai 1984, à Viterbe, le pape adressait
à la jeune génération croyante
l’appel suivant : « Face à
la création, le croyant admire, remercie,
glorifie ; puis tirant avantage de ce que le Créateur
a répandu à profusion dans l’univers,
il ne se livre pas à un usage insensé
des ressources,
il ne se laisse pas tenter
par des formes d’arbitraires violences à
l’égard du règne animal auquel
il appartient lui-même
dans sa dimension corporelle, bien qu’il
en émerge par la prérogative de
l’esprit. »
Ainsi le pape incluait bien dans la condamnation
de toutes les violences , celles perpétrées
sans nécessité contre le monde animal.
L’action
et la dignité de l’homme s’exercent
dans l’espace ouvert entre la création
inachevée et la plénitude de perfection
qui lui est promise. Aussi longtemps que ne seront
pas advenus ‘les cieux nouveaux et la nouvelle
terre’, l’homme restera confronté
au mystère de l’univers et de sa
propre destinée. Sauf à se renier,
il ne pourra pas esquiver la responsabilité
qui lui échoit du fait de sa condition
singulière. A sa manière, le regard
de tout animal, heureux ou malheureux, l’interpelle
comme pour lui dire que toujours la cruauté,
et plus que tout
la cruauté par jeu, dégrade et déshumanise,
mais que
la compassion humanise et anoblit.
|
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Cher
confrère,
Merci pour votre lettre
et bravo ! J’avais entendu parler de cette
« Fraternité », mais j’en
ignorais les « coordonnées ».
J’applaudis à deux mains pour votre
action !
L’Eglise donne si souvent, hélas,
l’impression de ne s’intéresser
qu’aux humains. C’est déjà
regrettable en soi mais, de plus, certains en
tirent argument pour justifier la violence envers
les animaux et le saccage de la « création
». Les esprits changent un peu, je trouve,
et c’est pourquoi votre Fraternité
arrive à point nommé ! Tous mes
encouragements !
Le 15.02.2005
Abbé Jean MARTIN
Mont-sur-Marchienne
Belgique
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Horizon
de lumière
Réflexions
sur la souffrance humaine et animale
Au long de ses 205 pages pleines de poésie,
Jean MARTIN développe avec beaucoup d’amour
- et de nombreux exemples - sa
foi en la survie de l’âme, non seulement
des hommes, mais aussi des animaux.
Bien plus qu’un livre traitant du paranormal,
il s’agit là d’un ouvrage de
foi dans lequel l’auteur dit clairement
sa conviction profonde que
le Dieu de bonté a fait toute créature,
non pour une vie éphémère,
mais pour une vie éternelle.
Editions JMG
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Le 16.09.2005
Jacques GAILLOT
Evêque de Partenia
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" Je suis à vos côtés dans vos luttes.
Nous ne sommes pas faits pour dominer et détruire mais pour vivre en harmonie avec tout ce qui vit dans la création.
La fraternité humaine s'étend à tous les animaux, aux plantes, au cosmos.
Nous sommes des terriens."
Mgr Jacques GAILLOT. Paris, le 16 septembre 2005
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C'est en 1982, alors qu'il est promu évêque d'Evreux que Jacques GAILLOT milite pour "
une Eglise à visage humain, plus tolérante, moins frileuse et sans tabou. "
Son engagement en faveur des plus démunis se manifeste aussi bien à son évêché, où il suscite de nombreuses initiatives, qu'à son domicile où viennent trouver refuge des personnes en détresse.
Simple, humble, subtil et rayonnant, l'évêque des exclus visite et soutient des malades esseulés, des jeunes délinquants ou des personnes désespérées. Partout dans le monde où les droits de l'homme sont bafoués, Monseigneur GAILLOT est sollicité pour dénoncer l'inacceptable et prêcher en faveur du pluralisme confessionnel, des sans papiers, des homosexuels " aimés de Dieu", du mariage des prêtres, de l'ordination des femmes, de la sexualité en tant qu'" élément vital de la relation humaine". Sans compter ses prises de positions contre l'arme nucléaire, la peine de mort ou le commerce des armes et " la politique des états qui s'obstine à soutenir des gouvernements peu respectueux des droits de l'homme ". C'est ainsi que la pastorale de l'évêque va peu à peu dépasser les limites de son mandat officiel.
Alors bousculé dans sa tiédeur, le Vatican lui reproche essentiellement ses nombreux voyages hors de son diocèse comme sa médiatisation. " Je vais dans les médias pour aller au-devant des autres, rétorquera-t-il, pour sortir l'église de son ghetto et l'aider à tenir sa place parmi toutes les composantes de la croissance de l'individu ". Mais un ouvrage dénonçant ouvertement la politique de l'immigration décide le Vatican à le révoquer de sa charge. Et, en janvier 1995, l'évêque rebelle est muté à Partenia, un diocèse fictif disparu sous les sables en Algérie.
Alors que cette décision suscita en France et dans d'autres pays un élan d'indignation spectaculaire, Monseigneur Gaillot calmera les esprits en déclarant lors de sa messe d'adieu " n'ayons pas de violence en nous. Ce jour est un jour de fête et de joie, l'événement qui s'est passé est révélateur des aspirations profondes qui sont en attente dans la société comme dans l'église. "
Dès lors Monseigneur Gaillot s'installe parmi les sans-logis de la rue du Dragon, à Paris. Plus que jamais sollicité, il se rend là où la détresse l'appelle. Pour lui, " vivre l'évangile, c'est partager avec les autres " car " la Bonne Nouvelle s'annonce dans une relation humaine vraie ", une relation où la morale cède la place à l'écoute et à la compassion. Aujourd'hui, soutenu par des évêques, des prêtres et d'innombrables chrétiens de tous horizons, Jacques Gaillot est devenu le porte-parole de ceux qui aspirent à une Eglise " plus soucieuse de l'humain et plus engagée face aux tragédies de ce monde ".
Mais si Jacques Gaillot a grandi au sein de l'Eglise, c'est pour l'aider à retrouver le sens originel de l'évangélisation : répandre l'esprit d'Amour, de liberté et de fraternité. C'est pour redonner à ses racines le ferment d'Amour et de vie qui lui manque pour honorer sa mission.
Pascale
Reproduit avec autorisation |
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Le 10.02.2006
Jean BASTAIRE
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"
10 Février 2006
Pour les prêtres, religieuses et religieux, je pense que le moment est venu de prendre conscience que l’Eglise s’étend au-delà des frontières de l’Homme et qu’elle englobe l’univers entier.
A ce titre, les animaux entrent de plein droit dans notre prière et notre amour.
Jean Bastaire
" |
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UN NOUVEAU FRANCISCANISME |
Le moment n’est-il pas venu de susciter une nouvelle fraternité en François d’Assise capable de tirer aujourd’hui toutes les conséquences du charisme exceptionnel du Petit Pauvre d’Assise dont la réputation s’étend bien au-delà des cercles chrétiens ? Une famille franciscaine des petits frères et petites soeurs de la création soucieuse d’assumer théologiquement et spirituellement la revendication écologique contemporaine et la solidarité de l’homme avec les autres créatures.
Ces enfants d’un nouveau franciscanisme pourraient être les catalyseurs de multiples initiatives écologistes qui s’ignorent entre elles. Les acteurs non pas d’un écologisme christianisé mais d’un christianisme écologisé, c’est-à-dire touché par les nouvelles interrogations que pose le monde moderne et qui invite providentiellement les disciples de Jésus à prendre pleinement en compte les dimensions cosmiques de la Révélation.
Hélène et Jean Bastaire, respectivement médecin et écrivain, travaillent à l ‘élaboration d’une mystique chrétienne de l’écologie. Ils ont déjà publié, Le salut de la création, Le chant des créatures, Chiens du seigneur et Lettres à François d’Assise sur la fraternité cosmique.
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10 Février 2006
La France en action, dont j’ai l’honneur d’être le président, est la traduction politique d’une élévation des consciences qui s’est produite grâce aux travaux de nombreux écrivains, philosophes et scientifiques.
Ce mouvement est en marche et nous sommes heureux de constater qu’il est repris aujourd’hui par des prêtres. Nous ne pouvons qu’encourager leur Fraternité Sacerdotale et espérer qu’elle se multiplie dans le monde pour le respect de la nature, de l’animal et du vivant.
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Nous avons vu naître LA FRANCE EN ACTION et apprécié que ce soit le seul Parti politique français qui ait mis la protection animale à son programme - dès sa création - et non pas - par esprit de récupération - comme d’autres l’ont fait dès qu’ils ont constaté l’ampleur de cette élévation des conscience sur le plan international.
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Les détails du programme protection animale de LA FRANCE EN ACTION : se trouvent en suivant le lien dans la rubrique dédiée vers le document au format PDF : http://www.lafranceenaction.com/documentation/documentation.htm#protection_animale
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Le 11.05.2007
Mgr Marc STENGER
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Le 11 mai 2007
Mgr Marc Stenger
Evêque de Troyes
Président de Pax Christi (France)
et de son antenne "Environnement et modes de vie". |
| A mes amis de la Fraternité Sacerdotale Internationale pour le Respect de l’Animal
Quand des chrétiens, des prêtres, des diacres, se donnent comme objectif très clair de respecter le projet créateur de Dieu et de contribuer par leur choix de vie à le déployer dans toute sa splendeur, on ne peut que se réjouir, car alors le monde est un peut moins le champ clos de nos trahisons et retrouve le sens et la beauté
de son commencement.
Le livre de la Genèse nous offre quelques idées force qui éclairent notre relation à ceux qui sont et à ce qui est autour de nous :
- L’homme a une grande raison d’être dans le monde. Ses potentialités constructives lui ont été données pour qu’il les mette au service de l’avenir de toute la création.
- Sa place ne peut pas être celle du prédateur, mais celle du serviteur et de l’ami, car il y a une profonde solidarité entre l’homme et le reste de la nature, entre les êtres animés et les êtres inanimés et Dieu a vu que l’ensemble de ce projet était très bon. C’est ensemble qu’ils forment cette symphonie de vie et d’énergie qui rend gloire à Dieu. En dehors de cette solidarité de tout le créé, l’homme n’est que du vide.
Je me sens profondément en phase avec les perspectives de la Fraternité Sacerdotale Internationale pour le Respect de l’Animal. Dans la merveille d’harmonie et d’équilibre, qui est l’œuvre du Créateur, l’animal est dans une proximité particulière avec Dieu et avec l’homme. Le toucher dans son intégrité, c’est altérer la beauté de l’œuvre de Dieu.
Le faire souffrir procède de la même perversion que de faire souffrir l’homme.
Nous ne pouvons pas rester indifférents quand on instrumentalise les animaux, quand on les méprise, quand on les torture, quand on les tue. C’est blesser Dieu dans l’expression de Son Amour.
Ayant plutôt à cœur de le bénir en aimant, en fêtant dans la création ce qui est particulièrement signe de cet amour. |
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Le 11 mai 2007
+ Marc Stenger
Evêque de Troyes
Président de l'Antenne
"Environnement et Modes de Vie"
Pax Christi
(France)
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Le 07.02. 2008
Mgr Léonard
Evêque de Namur |
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Le 07 févier 2008
Mgr André-Mutien Léonard
Evêque de Namur
a été pendant plus de vingt ans professeur à l’université catholique de Louvain, et pendant treize ans supérieur du séminaire Saint-Paul de Louvain la Neuve. Il est docteur en philosophie et membre de la commission théologique internationale. Il a vécu la majeure partie de son ministère parmi les jeunes. Il est l’auteur de dix-huit ouvrages depuis 1970 et vient de publier : « La mort et son au-delà ». |
| Jean-Paul II l’estimait beaucoup : Il l’avait appelé à prêcher les exercices spirituels au Vatican en 1999.
Le 13 avril 2005, Mgr Léonard évoquait pour Zénit la figure paternelle de Jean-Paul II : « L’héritage de Jean-Paul II, un peu comme celui - toutes proportions gardées - du Concile Vatican II n’est pas derrière nous, mais devant nous, comme un programme »…
« Je n’ai jamais connu mon père de la terre. Il est mort à la guerre quand j’avais dix jours. Jean-Paul II a été en quelque sorte pour moi un autre père. C’est lui qui m’a fait largement ce que je suis. Il m’a résolument nommé évêque de Namur en 1991. Et je lui suis redevable de tant d’inspirations et d’encouragements. Il m’a, en ce sens, engendré, comme un vrai père. En m’appelant à lui prêcher le Carême de 1999, il m’a fait une énorme confiance. Au terme de cette retraite, il m’a reçu une demi-heure pour un beau partage spirituel qui m’a beaucoup marqué. Quand il a pris congé de moi, il m’a serré dans ses bras avec tant d’affection que j’ai ressenti son amour comme un véritable amour paternel.Je l’ai donc pleuré, à sa mort, comme un fils pleure son père bien-aimé. Et tant d’autres l’ont fait avec moi. »
Notre Fraternité Sacerdotale Internationale a été touchée par son analyse - très concise - de notre bulletin n° 02/08, et lui est reconnaissante d’avoir si bien compris notre prise de position pour le respect de la création animale « comme au reste de la création » de Dieu au sein de notre Eglise, dans la lignée de Jean-Paul II :
Cher confrère,
J'ai été très sensible à votre message, qui envisage le respect dû aux animaux comme au reste de la création dans un contexte théologique large. Je rejoins largement votre point de vue.J'apprécie également que le fascicule joint à votre courrier ose envisager la problématique végétarienne. Même l'eschatologie n'est pas absente de vos horizons, ce qui est rare aujourd'hui. Resterait à intégrer plus clairement la protologie et la question délicate de l'univers déchu, "livré au pouvoir du néant", à "la servitude de la corruption", comme Paul l'affirme dans un texte sous-employé théologiquement (Rm 8, 20 et suiv.). Seul le réalisme de ce monde cassé pourrait, éventuellement, justifier, à certaines conditions, que l'on tue des animaux pour se nourrir.
Merci en tout cas pour votre combat, qui s'étend, bien évidemment, aussi au respect de la personne et de la vie humaines à tous ses stades de développement.
Bien à vous dans le Seigneur,
Mgr Léonard,
évêque de Namur
07.02.2008 |
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Le 20.10.2008
Thierry Poncelet |
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Les aristochiens de
Thierry Poncelet
Ne soyons pas cabots : il faut bien reconnaître que ces portraits de famille ont du chien !
Thierry Poncelet détourne et repeint de vieilles toiles achetées aux Puces pour en faire des œuvres où nos vénérables ancêtres prennent les traits de leurs meilleurs compagnons, tel chien, tel maître !
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Cher Abbé Olivier,
Ce fut un réel plaisir de vous rencontrer à Bruxelles et il va sans dire que j’adhère complètement à votre philosophie concernant le respect et la dignité des animaux.
En effet, l’homme qui est tout de même le plus intelligent d’entre eux, manque trop souvent à ses devoirs envers le monde animal.
Je vous ai fait part de mon indignation partagée avec vous et heureusement avec beaucoup d’autres face à la maltraitance que subissent trop durement et quotidiennement nos frères à quatre ou à deux pattes.
Ce qui me gêne un peu et je réclame à ce sujet un nouvel entretien avec vous, c’est ce fameux péché originel qui, pour autant qu’il existe, serait responsable de la cruauté et de l’inquiétude permanente des animaux surtout sauvages.
Ne trouvez-vous pas que ce « péché » a bon dos ?
Mais nous sommes là, je suppose, face au mystère de la foi chrétienne.
Je vous envoie par mail le portrait du prélat dont je vous ai parlé et qui n’était pas dans la galerie faute de place.
Dites-moi ce que vous en pensez,
Amicalement
Thierry Poncelet
Le 20.10.2008
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